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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 15:50

février 2011, 19:18 FD 0 commentaire

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IL y a le siècle calendaire et le siècle historique. Ils ne commencent pas à la même date. Notre siècle et notre millénaire historiques commenceront en 2014. Un Grand évènement en perspective !

 

Le siècle calendaire

 

Que s’est-il donc passé en l’an 2000, année de toutes les attentes ? Rien. Absolument rien. Ce n’est pas qu’il n’y ait pas eu d’actualité pour cette dernière année du second millénaire, car une actualité, il y en eut une ; ce serait plutôt qu’il n’y eut que cela.

 

En effet, aussitôt l’année 2000 écoulée, le souvenir de son actualité s’évapora.

 

Pourquoi devrait-on s’en étonner : n’est-il pas de la nature de l’actualité de n’être que dans l’actualité ?

 

Mais je sens votre esprit encore incrédule. Eh bien, répondons à cette question : que s’est-il donc passé en l’an 2000 qui, en plus de meubler l’année, fut crucial pour le millénaire naissant ? Si la barre ainsi présentée vous semblait encore trop ambitieuse, voire grandiloquente, posons la même question pour le siècle s’initiant. Que s’est-il donc passé en l’an 2000 de si déterminant pour le siècle naissant ? Si vous estimiez encore manquer de recul pour en juger, ce qui serait tout à votre honneur, l’humilité étant la marque la plus sûre de l’intelligence la plus haute, posons la même question … pour la décade commençante. Que s’est-il donc passé de simplement déterminant en l’an 2000 pour les dix années suivantes ?

 

Car cette question-là, vous ne pourriez pas me la contester, ni l’esquiver, dès lors que la décade vient justement de se terminer !

Rien. Il ne s’est rien passé. Ni pour le millénaire, ni pour le siècle,  ni pour la décade, l’an 2000 ne fut d’un quelconque intérêt autre que de concourir aux nécessités du calendrier. Nous dirions : une politesse du temps pour nous rappeler que nous savions compter. Nous nous sommes agités dans le vide.

 

Mais je vous en fais juge : le 1er janvier 2000, en fait le 31 decembre1999, le compte à rebours de la Tour Eiffel tombe en panne juste avant minuit. Le 26 juillet 2000, Kofi Annan, secrétaire général des Nations Unis réunit 50 patrons de firmes transnationales pour tenter d’associer mondialisation et droits de l’homme et lance le Global Impact en y associant les O.N.G. Le 14 août, le Conseil de Sécurité des Nations Unies adopte la résolution 1315 pour la création du tribunal spécial pour la Sierra Leone. Il se serait ainsi passé un tas d’événements déterminants pour notre avenir et celui de l’Humanité. Par exemple, en Grande Bretagne, le 19 juin, la police douanière de Douvres a découvert 50 cadavres de clandestins chinois dans un camion réfrigéré lors d’un contrôle de routine et, encore plus déterminant, c’est le 5 octobre que débuta en Serbie l’incontournable révolution des bulldozers. Vous pourriez penser qu’il y a une malice de ma part à choisir les événements les plus iconoclastes de notre chère actualité de l’an 2000 ?

 

Pas le moins du monde ! Car, je n’ai rien choisi ayant, comme vous, et comme vous l’avez deviné, déjà tout oublié de l’actualité déterminante ou non de l’an 2000 ; je n’ai rien inventé non plus ; juste pris au hasard une historiette par-ci, par-là, dans le compte rendu, d’ailleurs très complet, que nous fait Wikipedia de l’année 2000 (http://fr.wikipedia.org/wiki/2000) . C’est-a-dire tous les non événements les plus spectaculaires censés faire écran à la masse insondable de tous les autres non événements qui meublèrent l’actualité brouillonne de notre actualité annuelle, le parangon de l’actualité spectacle, donc du simple ou très mauvais spectacle, une mauvaise série lénifiante, souvent inutilement bruyante, en tout cas annuellement resservie, notre ordinaire de l’information, une soupe supposée nous distraire en fait de nous élever, soit le salmigondis le plus parfait de la désinformation et du nivellement par le bas.

 

Un mauvais ragoût pour prisonniers de guerre le jour de Noël.  Rien de plus.

 

Un ragout pour prisonniers de guerre ? Serions-nous prisonniers et ne boufferions-nous que de la merde ? Bonne question… au sens propre comme au sens figuré…

 

Mais ne pleurons pas. En matière d’années, comme pour tout le reste, il faut accepter que ce ne soit pas tous les jours dimanche. Il faut accepter que l’année 2000, malgré toute la superstition de nos attentes, ne fut qu’une année ordinaire comme toutes les autres années ordinaires. Il en va d’ailleurs des bonnes années comme des bons crus : non seulement ils se font attendre, bien au-delà des sept années du temps biblique, mais, en plus, ce ne sont pas toujours les témoins de l’année qui sont à même d’en apprécier la qualité œnologique.

 

Les belles années espérées historiques ne sont que trop rarement au rendez-vous de nos attentes.

 

Il en sera ainsi de 2012 comme il en fut ainsi de l’an 2000 : a fortiori.

 

L’an 2012 est une année a-historique, sauf pour les tenanciers du bail de la rue Saint Honoré. Car il ne s’agira que de cela, une question de renouvellement de bail identique, aux conditions inchangées, seule la dispute des candidats à la location avec leur nombreuse suite pourrait nous laisser espérer un peu d’amusement, à défaut de nous étonner. Bis et repetita, quelle que soit la configuration des dés pipés de l’élection. Car il fallait que les dés fussent pipés pour que leur combinaison se répétât sur trente ans. 2012 est une ombre d’année ; comme 2000 ; une toute petite année calendaire de rien du tout, une année pion, une crotte d’année, une année de petite administration, tout juste chargée de clore la précédente et d’annoncer la suivante. Il ne se passera rien. Encore moins qu’en 2000. Et plus vous verrez le tenancier de l’Élysée trépigner pour vous convaincre du contraire, au plus sûrement vous devrez renoncer à vos rêves chimériques d’une année enfin historique. Seule la vanité du locataire s’entêtera à vous convaincre du contraire et, avec lui, tous ceux qui y auront intérêt ; à commencer par ses courtisans et ses challengers ; in fine, un cru aigre de vaniteux déçus : ceux qui n’auront pas été élus de ne pas l’avoir été ; et ceux qui l’ auront été de l’avoir été pour un mirage.

 

Nos descendants en diront, de ces années de rien du tout : c’étaient les années-les-plus-médiocres-de-notre-histoire.

Le calendrier n’a pas de respiration, il est asthmatique : c’est une suite ininterrompue depuis le commencement des temps jusqu’à la fin des temps de petits temps en file indienne. De jours à la queue leu leu. Un tricotage de jours, de mois, et d’années. Donc le siècle calendaire ne signifie rien, tout au plus un support. 2000 ou 2012, pour n’être que calendaires, ne peuvent rien signifier.

 

Le siècle historique, lui, est bien plus intéressant.

 

En France, valeur étalon du Monde, IL A TOUJOURS COMMENCE DANS LA DEUXIEME DECADE DU SIECLE : 510, 614, 714, 814, 911, 1014, 1114, 1214, 1314, 1415, 1515, 1610, 1715, 1815,1914,…2014 ?

 

Comme on peut le constater, le siècle commence le plus souvent en “14″ ou “15″, plus rarement en “10″, jamais en “12″ ou “00″ : puisqu’il ne s’est rien passé de “nouveau” en 2010, il ne se passera strictement rien en 2012, pas plus qu’il ne s’est passé quoi que ce fut d’intéressant pour notre avenir en 2000.

 

Et par déduction, probablement qu’il se passera “tout” en 2014 ou 2015.

16 dates pour comprendre notre siècle et notre millénaire au lieu de les subir. La seule vraie Histoire parce que la seule authentique respiration de notre histoire :

 

510 : Clovis seul Roi des Francs.

En 496, à la bataille de Tolbiac, se voyant perdre, la légende raconte que Clovis, le chevelu, l’Illustre, promit que si le Dieu des chrétiens lui donnait la victoire, il se ferait baptiser, comme l’implorait sa femme Clotilde depuis des années, et avec lui toutes ses armées, devenant ainsi, après la bataille des champs catalauniques (451) – qui vit la défaite d’Attila à laquelle paradoxalement Rome ne survivra pas – le premier roi chrétien et fondateur de la chrétienté naissante. En 510, soit 14 ans après la victoire de Tolbiac et son baptême par l’évêque Rémi en la cathédrale de Reims, car il tint parole, ce serment devint une réalité et ainsi commença avec l’histoire des Francs, l’Histoire de l’Europe.

La France “valeur étalon” n’est pas une formule de propagande.

 

613 : Clotaire II reconstitue l’unité du royaume.

Autant le dire simplement : les Francs sont des bikers avant la lettre vivant de la soumission des peuples conquis et du partage de leurs vases de Soissons. Dans ces conditions, l’unité du royaume était sans cesse en reconstruction. 613 marque certainement une rupture dans ces pratiques d’hooligans. En 614, le roi imposera, par un édit de paix, la fin définitive des guerres intestines pour ne plus se concentrer sur…la conquête des ennemis extérieurs ! Incorrigibles Francs. Il nomme à la tête de chacune des provinces seigneuriales  un maire du Palais. Une sorte de Gouverneur.

C’est une vieille méthode pour reconstituer la cohésion d’un territoire : créer un pouvoir de proximité reconnu. Sans commentaire.

 

714 : mort de Pépin de Herstal, Charles Martel maire du Palais d’Austrasie lui succède: la construction de l’Empire très chrétien des Francs.

Charles Martel, maire du Palais, authentique Franc, premier de la lignée carolingienne, succède à Pépin Herstal, son père naturel, décédé sans postérité légitime majeure et donc capable de lutter contre les invasions arabes en Europe méridionale (Poitiers 732). L’expansion carolingienne durera sans interruption sur tout le siècle donnant à “l’Empire très chrétien” des Francs carolingiens … les dimensions de notre Europe actuelle! L’Empire est divisé en Francia occidentalis (Europe atlantique des Francs saliens) et Francia orientalis (Europe continentale des Francs germains). Un empire Franc chrétien contre une expansion arabe musulmane.

Rien de nouveau donc (ni de perdu).

 

814 : mort de Charlemagne, Son fils, Louis 1er lui succède : morcellement et chute de l’Empire.

Les carolingiens ont une faiblesse : ils ne comprennent pas ce qu’est l’État. Quand l’Empereur Charlemagne (qui ne savait pas lire) décède en 814 son fils Louis maintient l’unité de l’Empire ; mais une fois mort à son tour en 840 tout naturellement ses trois fils se partagent son héritage (Traité de Verdun 843) [Ce partage est La cause des causes de nos guerres territoriales et nationales européennes sur plus de 1000 ans !] Et ainsi de morcellements en décès, seront de plus en plus incapables de lutter contre les invasions vikings, les nouveaux envahisseurs. En plus des invasions arabes, arabes toujours actifs dans le midi via leur contrôle de la méditerranée occidentale.

Toute comparaison avec l’actualité ne pourrait être évidemment qu’hasardeuse ou tendancieuse…

 

911 : victoire de Chartres sur les Normands, les normands s’installent en……..Normandie (Traité de Saint-Clair-sur-Epte).

La chrétienté morcelée se bat avec l’énergie du désespoir contre les envahisseurs du Nord (les Normands), les envahisseurs du midi (les Sarrasins) et les raids hongrois nouvellement venus de l’Est. Les Grands du Royaume congédient le roi, reprennent le contrôle de la France et, province après province, pacifient leurs territoires. La féodalité s’installe. Elle a germé sur la nécessité de suppléer à l’inexistence ou l’impuissance du pouvoir central révélée à l’occasion des invasions.

Toute comparaison avec l’actualité ne pourrait être évidemment qu’hasardeuse ou tendancieuse…

 

1014 : La Corse est libérée des Sarrasins ; la chrétienté d’assiégée devient conquérante, sous l’étendard du royaume de France, maintenant un État et non plus une possession.

L’Europe continue de se construire mais en quelque sorte sous le patronage de la France pays le plus évolué (la valeur étalon, une tradition ou une vocation ?). En 987, le comte de Paris, Hugues Capet, s’est fait élire roi de France. Enfin l’État est né. Il servira de modèle à tout l’Occident chrétien. Pour son compte personnel ou celui du roi de France, il ne sait plus très bien, Guillaume le Conquérant conquiert l’Angleterre (Victoire d’Hastings-Tapisserie de Beauvais). La France doit sa prééminence en Europe d’avoir prêté son bras séculier à l’Église, seule entité cultivée dans une Europe analphabète. Le glaive chrétien (et donc Franc) va porter la contestation jusqu’en terre sainte (1096-1099 première croisade). Elle devient d’assiégée assiégeante et le restera pendant encore 1000 ans….(et plus ?) Comme nous pouvons le constater, et contrairement à ce qu’insinuent certains, nos prétentions messianiques ne sont pas nées uniquement dans les plissures névrotiques de nos cerveaux prétendument schizophrènes. Non seulement notre vocation messianique est ancienne mais encore parfaitement juste et nécessaire. Cherchons la cause sensée ; car il y en a une….

Et toute comparaison avec l’actualité ne pourrait être évidemment qu’hasardeuse ou tendancieuse…

 

1114 : apparition de l’hérésie cathare et extension dans le midi : fin de l’unité religieuse en France.

Ce frère ingrat que nous avons nourri au sein de la France se rebelle maintenant contre les siens : Henri 1er d’Angleterre cherche querelle au bon roi Louis VI de France, querelles qui dureront 300 ans et plus ! C’est l’enlisement dans l’anarchie féodale : tout le monde se révolte ou se querelle, les communes qui veulent des Chartes, les cathares qui inventent une religion, et Henri Plantagenêt, ce pur Franc, devenu roi d’Angleterre, qui nous pique l’Aquitaine en se mariant avec Aliénor répudiée par Louis VII de France. Et chacun sait que les querelles de famille sont les plus durables. Damn !

Et toute comparaison avec l’actualité ne pourrait…

 

1214 : victoire de Philippe Auguste à Bouvines contre la coalition : l’État se centralise.

Le XIIIe siècle est un siècle de croisades contre les Albigeois et Sarrasins, de guerres féodales, de construction de cathédrales, des heurs et malheurs du Moyen-âge, à son apogée. Mais aussi, on ne le dit pas assez, de la construction d’un état fort, d’une centralisation du pouvoir politique au préjudice des seigneurs locaux et d’une lutte qui ne cessera plus pour une stricte séparation entre le pouvoir temporel, revenant de droit au roi, et le pouvoir spirituel, revenant au Pape. L’État ne tolère plus d’État dans l’État, fût-il religieux : Jean de Molay, Grand maitre des templiers le paiera de sa vie, les biens de l’Ordre seront confisqués.

Et tout parallèle douteux avec l’actualité tomberait ici sous le coup de la loi pénale pour incitation à l’insurrection….puisque le ridicule ne tue pas.

 

1314 : Mort de Philippe le Bel, l’état est pérenne.

Le siècle de toutes les calamités. Les juifs sont persécutés. C’est le siècle de la défaite de Crécy. La peste noire fauche la moitié de la population européenne en 5 ans (1348-1352). La guerre de succession de la couronne de France juste après les rois maudits  nous vaut un siècle de guerres avec les Anglais et une France réduite en cendres.

Et tout parallèle…nous vaudrait, dans notre société autoritaire, d’être auscultés par des instances psychiatriques…pour cause de délire syphilitique et dépressif de la pensée. Soit notre incarcération thérapeutique assurée : dommage la comparaison était un peu osée mais  bien vue !

 

1415 : désastre français d’Azincourt : tournant de la guerre de Cent ans, sortie progressive du Moyen-âge.

Jeanne d’Arc relève un Charles VII exsangue à Bourges, sans pouvoir ni argent, sans honneur, sans armée, en le faisant sacrer à Reims. Si le siècle commence par le désastre d’Azincourt, encore pire que celui de Crécy, la fin de la guerre de cent ans (1441) et l’avènement de Louis XI (1461), le rassembleur de terres, marquent la sortie progressive du Moyen-âge et le retour à la paix sur le territoire….Car dès 1494 ce sera le début des campagnes d’Italie par Charles VIII. La Renaissance a commencé au son du tambour. Ce siècle est une leçon de redressement français…Ou comment se redresser à partir de ses propres cendres, tel le phœnix ?

Et tout parallèle… sera pour le coup formellement prohibé, le silence le plus absolu imposé comme un devoir “citoyen”. Parce que l’histoire “des cendres”….Vraiment quel dommage : l’enseignement des cendres eut été si utile à notre sauvegarde !

“Ils” ne veulent donc pas sauver les Français, ce peuple élu entre tous ?

 

1515 : mort de Louis XII, avènement de François 1er, victoire de Marignan. L’ouverture des temps modernes.

Le temps de la Renaissance fut aussi celui des guerres et non le temps de la paix : guerres d’Italie, conquêtes espagnoles, rivalités territoriales, guerres religieuses et répression contre les réformés (St Barthélemy 1572). Ce fut le temps des grandes découvertes et de l’invention de l’imprimerie, invention aussi révolutionnaire et lourde de changements que de nos jours….l’internet. Parallèle obligatoire ; renaissance par les uniques chemins de l’unique victoire : l’invention en tout, l’intelligence partout.

Ce pourquoi, non seulement tout parallèle s’impose mais encore ce pourquoi,  pour la France, valeur étalon, et pour l’Europe, étendard du Monde, nous vaincrons. Alors même qu’ils nous interdiraient tout parallèle. Et on comprend mieux pourquoi…

 

1610 : assassinat d’Henri IV après 7 tentatives infructueuses, avènement de Louis XIII.

Le XVIIe siècle n’est plus à présenter: Le siècle français par excellence ; que nous a-t-il laissé ? Clarté et géométrie ; le sens de l’équilibre, l’exigence du vrai ; d’ailleurs dans tous les sens des termes ; Le nôtre et Bossuet ; la Racine de la Bruyère Boileau de La Fontaine Molière Corneille Pascal ; et quelques autres…

Parallèle malheureusement impossible ou si peu….de peur de devoir le faire a contrario.

En définitive, le seul qu’ils nous autoriseraient et donc le seul que nous nous interdirons pour cette raison.

Est-il possible que nous nous détestions autant ?

Nous non, mais eux si.

 

1715 : mort de Louis XIV

Ce roi, né Louis-Dieudonné, qui n’en finissait pas de vivre, eut la politesse de mourir le 1er septembre 1715 avec ces mots « Je m’en vais mais l’État demeurera toujours »: eux savaient sortir.

Commençait alors notre beau siècle des Lumières….jusqu’à….Waterloo. Waterloo ne fut qu’une histoire de mauvaise pluie. Toujours est-il que l’Histoire ne commence pas en 1789, contrairement à ce qu’a tenté de nous suggérer notre nombrilisme républicain ; il n’y a pas “d’Ancien Régime”. Seulement une ligne continue de Clovis à nos jours. Seule une conception partiale et propagandiste de l’Histoire a pu accréditer cette ânerie jacobine de vouloir faire commencer notre histoire avec la révolution. La césure révolutionnaire n’eut rien d’une césure ni rien de si révolutionnaire ; Et la présenter comme une césure révolutionnaire fut certainement la mystification la plus éhontée de la vérité. Un divorce artificiel de notre Généalogie pour permettre à un régime, la république, de ne pas avoir à rendre compte de ses incapacités. Quelle odieuse tricheuse !

Vous pouvez vous risquer à un parallèle : nous sommes toujours gouvernés par les mêmes et ils n’ont rien changé à leurs préjugés, étant radicalement allergiques au dépoussiérage idéologique de leurs cerveaux. Et je suis tranquille : le seul exposé sincère du parallèle vous démontrera leurs nombreux mensonges. Ils vous pardonneront votre sagacité. Et savez-vous pourquoi ? Parce qu’ils voudront bien vous pardonner tous vos reproches, mêmes fondés, pourvu que vous continuiez à parler d’eux, le seul sujet qui les ait jamais intéressés.

 

1815 : Waterloo, le Congrès de Vienne.

Pourrait-on dire du XIXe siècle, le siècle des révolutions, des colonies et des nationalités ?

Pourquoi un parallèle entre les carottes et les canards ? Nous n’avons rien de commun avec ce siècle et donc aucune raison de devoir en endosser une quelconque responsabilité, à supposer qu’ils fussent responsables de ce qu’on pourrait leur reprocher c’est-à-dire bien moins que ce qu’on en a dit.

Tout parallèle serait hors sujet puisqu’entrepris que pour nous culpabiliser.

Or, nous ne sommes pas les héritiers de la honte, encore moins lorsque le discours de la honte n’a été construit de toutes pièces qu’à des fins d’émasculation de toute une nation millénaire : et toi, le censeur, qui es-tu donc pour insulter nos Pères ?

Entre les fautes vénielles parce que sincères de nos pères et la démagogie submergeante des réquisitoires de leurs censeurs, aussi intéressée que préméditée, depuis longtemps notre choix est fait : les censeurs sont peut-être parmi nous mais ils ne sont pas avec nous !

Et jamais ne le seront.

 

1914 : La grande guerre

Devrait-on dire le siècle des États totalitaires, de la décolonisation, de la fin des nationalités nationales et de la naissance des nationalités continentales ?

Ou doit-on souligner que ce siècle fut le premier à avoir substitué le langage du chiffre à celui du verbe ? A avoir préféré le virtuel au réel ? L’image au vrai ? La quantité à la qualité ? L’Avoir à l’Être ? L’impersonnel au nommé ? La masse à l’individu ? Le profane au Sacré ? L’Homme à Dieu ?

Ce siècle, ayant tout questionné, jusqu’à défier Dieu, a tout essayé, jusqu’à tenter le diable.

Ce siècle, pour pouvoir tout questionner, a cru devoir tout essayer, jusqu’aux atrocités ; et ne dut qu’à son instinct de survie de s’arrêter, juste en deçà de son suicide éthique.

“Il s’est inachevé”.

Il arrêta ainsi sa course au beau milieu de sa route pour ne pas avoir à tomber dans le précipice qu’il s’était creusé ; mais pour autant ne rebroussa pas chemin.

Il eut ainsi le sursaut de s’arrêter à temps et la faiblesse de ne pas oser le demi-tour.

Le courage de ne pas tout jeter de son éthique et la poltronnerie de ne pas se repentir.

Mais il ne faut laisser aucune place au qui pro quo : ce siècle n’est pas responsable, et nous avec lui, du nazisme, de Staline, Mao ou Pol pot et de leurs actes. Seuls Hitler, Staline, Mao et Pol pot sont responsables d’eux-mêmes. Leurs crimes ont fait office de paravent à tous ceux que le siècle commit mais dont il ne voulut pas répondre.

Pourtant,  certainement, ce siècle est responsable d’avoir cru qu’il devrait s’affranchir de Dieu car s’il avait gardé les Dieux de ses pères, jamais aucun des crimes que nous avons déplorés au XXe siècle n’eussent vu le jour. Ce fut cela notre ultime lâcheté : continuer à déclarer Dieu tabou pour ne pas avoir à reconnaitre notre faute, celle justement d’avoir élevé l’Homme “fils de Dieu”, credo de nos pères, en Homme “dieu à la place de Dieu”, statut en dehors duquel aucune des barbaries dénoncées n’eut été possible et statut en vertu duquel toutes les barbaries devenaient inéluctables.

Notre faute, autant que notre suicide, a été l’imposture de “l’Homme-Dieu” qui n’est pas un humanisme, encore moins une libération, mais ses inverses.

 

2014 : le plus grand cru de l’Histoire.

 

Alors 2014 sera le plus grand cru de l’Histoire de l’Humanité.

 

Notre Année, notre Histoire.

 

Incontestablement.

 

Non pas seulement parce que, siècle suivant d’un siècle qui s’est “inachevé”, il en corrigera les excès et en suppléera les insuffisances, car au fond, de ces corrections de son siècle ascendant, chaque siècle historique suivant, à un degré divers, peut s’en enorgueillir.

 

Mais, parce qu’en même temps qu’il ferme un siècle en ouvrant le sien, son inverse, il ferme une période de cinq siècles, les temps modernes, pour ouvrir une autre période de cinq siècles, les temps post modernes. Certes, le bas moyen-âge et la Renaissance l’avaient fait avant lui. Certes. Et nous avons vu ce qu’il nous en coûta. Certes. Mais jamais à cette échelle, mondiale, avec de tels enjeux, planétaires, sans que nous sachions encore combien il nous en coûtera.

 

Enfin, indépendamment des observations précédentes, ce 2014 sera le plus grand cru de l’Histoire de l’Humanité car historiquement et calendairement il n’y eut jamais qu’un précédent à l’an 2000 historique : l’an 1000 qui ne peut néanmoins lui être comparé.

 

En effet, tout ce qui vient d’être dit sur les Temps post modernes doit être dit en démultiplié par dix (ou deux) concernant le temps du millénaire. Or, le trait commun entre l’an 987 et 2014, le fil conducteur commun à tous ces dix siècles et à toutes les nations qui y participèrent fut la construction ininterrompue de l’État. Ou plus exactement la reconstruction de l’Empire Franc par l’État.

 

Et la question que nous devrons donc nous poser pour rentrer dans notre troisième millénaire sera de savoir si nous devons parachever cette construction ou en repenser une nouvelle ?

 

Rien de moins que l’ouverture d’un chantier…millénaire.

 

En poussant le curseur de référence encore plus loin dans le passé, 2014 est une date bimillénaire, le bilan de deux mille ans ou 1500 ans d’histoire ce qui, au regard de la carte supra, se passe donc de toute explication de texte ou d’image : c’est de civilisation franque et chrétienne dont nous allons reparler après 2014…

 

Oui, un Grand cru ce 2014,

 

Le plus grand depuis l’an 1 de notre ère.

 

Une idée communément admise, nourrie à la mamelle du misérabilisme et de la médiocrité ambiants, voudrait que ce beau programme ne nous concerne pas, nous européens et particulièrement, nous, Français. Nous serions déjà finis, noyés dans la modernité, un morceau d’étoffe élimée aux gloires définitivement passées. A en écouter certains, nous ne serions bientôt plus qu’un torche-cul civilisationnel. En définitive, pour avoir été, nous ne pourrions plus être. Déjà en tout nous nous mourrions. Nous n’en finirions plus de mourir.

 

Jonas ne voulut pas aller à Ninive.

 

Et la France, frileuse, craint son entrée dans le millénaire.

 

Mais, de même qu’il n’appartenait pas à Jonas de décider de sa mission à Ninive, de même, les Européens en général, et les Français en particulier, rentreront dans leur millénaire et, comme Jonas, réussiront. Car, sinon, sans eux, ni le siècle ni le millénaire, qui sont pourtant déjà en mouvement, ne commenceraient, comme la conversion de Ninive fut entamée bien avant que Jonas n’eût atteint ses rives bien qu’elle ne dut sa complétion qu’à son intervention.

 

Aussi, en 2014, nous ouvrirons le plus grand siècle et le plus beau millénaire de toute notre Histoire, nous Européens en général ; et surtout Français en particulier.

 

Aussi certainement que Jonas est allé à Ninive.

 

Et vive l’Empire des Royaumes Francs !

 

François DESVIGNES  


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Published by francoisdesvignes
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Une française chrétienne royaliste 08/05/2014 16:56


Bonjour. C'est en lisant votre commentaire intéressant sur égalité et réonciliation que j'ai vu votre nom. En France, nous les français pas riches, nous souffrons de la dictature de l'état impie.
Nous sommes une famille nombreuse le père, la mère et nos six enfants, nous sommes chrétiens, nous sommes des français blancs. Des juges iniques nous ont enlevés tous nos enfants en deux fois en
1998 et en 2013, alors que nous et nos enfants, nous sommes innocents, parce que les juges français détestent les chrétiens, en plus ils doivent sans doute savoir que je suis royaliste,
puisqu'ils ont enquêté sur moi pendant plusieurs années, c'est un juge de Paris qui me l'a écrit. Donc nous souffrons beaucoup en France à cause de nos persécuteurs, nos ennemis diaboliques qui
nous oppriment et qui retiennent prisonniers nos deux fils dans l' Yonne, à Sens 89100, ce sont des juges du tribunal d'Auxerre qui nous ont enlevés nos six enfants en 1998 et en 2013, alors que
nous n'avons pas commis de crime, ni de délit. Notre façon d'élever nos enfants en leur permettant d'être chrétiens et de penser librement sans obéir aveuglément aux fonctionnires d'état, déplait
aux juges athées, donc ils estiment avec méchanceté que nous n'avons pas le droit de vivre avec nos enfants légitimes, que nous avons procréés mon mari et moi ensemble, je les ai portés dans mon
ventre et je les ai allaités de mon lait, mon premier fils Christophe est né en 1989, mon dernier fils Gabriel est né en 2000. Je suis royaliste, car je déteste l'histoire, les lois et les
institutions de la république française, je suis pacifiste, je ne vais à aucune manifestation, je ne fais de mal à personne, mais comme je ne veux pas obéir aux fonctionnaires de la république,
aux gens malveillants, je suis persécutée et privée de mes enfants chéris Elie 15 ans et Gabriel 13 ans qui sont mes deux garçons magnifiques et adorables, mes quatre autres fils sont majeurs,
ils vivent avec nous. Je prie mon Dieu Jésus-Christ pour qu'il libère mes enfants, qui sont toujours prisonniers dans une maison (M.E.C.S. "La vie au grand air" de  l' A.S.E.) à Sens avec
des inconnus, en mai 2014, ils sont malheureux loin de nous.                     Salut cordial.          
                                                       
                            Béatrice Berthelage-Hervé, à Champigny sur Yonne, en Bourgogne

Claude PETITGONNET 07/03/2011 17:46



Cher François,


L'hérésie cathare n'apparaît pas en 1114, mais était existante bien avant ; elle est l'héritière des courants de la gnose chrétienne qui a pris diverses formes entre le 1er et le 4ème siècle
après Jean-Claude, et arrive en France par le Danube et le Rhin. Elle se répand par les Wisigoths implantés en Languedoc, mais aussi en Flandre, Bourgogne et partiellement à Lyon.


Elle est issue du courant dualiste né dans le sein des Eglises d'Orient et en particulier de Bulgarie (ou Dacie à l'époque).


:-)



francoisdesvignes 11/03/2011 04:53



c'est hstoriquement exact.


Mais politiquement, il est exact de soutenir que c'est en 1114 que la France a persu son unité idéologique/spirituelle pour ne plus la retrouver tout à fait depuis cette date .


Néanmoins, peut-être l'observation est-elle spécieuse, le propre de la politique nationale ne pouvant être l'unanimité mais justement son contraire.


Enfin, alors même qu'il serait dans la nature du débat politique d'alimenter le partage des avis ou la division des partis, tout de même, la date de 1114 marque bien une césure typiquement
française : celle de la coexistence houleuse quand elle n'est pas franchement belliqueuse entre deux croyances, deux idéologies, deux systèmes, oppositions qui par leur radicalité ont donné
depuis 1114 au pays la couleur et la spécificité de ses débats.


Et encore aujourd'hui, où, Hai Dee, impressionnée par vos connaissances historiques, me fait remarquer que des gens très intelligents, et donc forcément français, sont chrétiens et royalistes, un
pléonasme, comme tels authentiquement français, et  pourtant doivent supporter des squatters au pouvoir et dans le pays, républicains marrianistes sottement athées, comme tels
étrangers à leur Destinée, fils prodigues de la nation, apostates à leur généalogie, qui n'ont plus de français que l'adjectif  et le passeport , à peine le nom , mais pas
toujours, une nouvelle race de barbares venue investir Rome, où elle y a  introduite leurs idoles et chefs de bande, aux lieu et place de notre Dieu et de notre Roi.


Nous leur ferons  ce que nous fîmes au Comte de Toulouse.


 



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  • Royaliste exilé en ASIE ; j'y travaille dans un cabinet d'avocats ; j'ai écrit un livre (Demain en France, le Roi, ed Benevent).Un autre en prerparation sur la Pax Francia; je collaborre à mes heures perdues à différents medias sur le web.
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